Le syndicat CGT a lancé une action en justice suite au refus de la Caisse d’Epargne d’engager des négociations après une mise en demeure infructueuse de juin 2019.

Cette action vise à « attaquer les plafonds et parois de verre qui cantonnent les femmes dans les plus bas échelons hiérarchiques, limitent leur évolution, entravent leur mobilité et à protéger toutes les femmes, des employées jusqu’aux cadres ».

La direction de la Caisse d’Epargne se défend de toute discrimination et en veut pour preuve sa note obtenue à l’index égalité professionnelle Femmes-Hommes, un outil mis en place en 2019 par la ministre du Travail Muriel Pénicaud pour résoudre les inégalités. Selon la direction, l’écart des salaires se situe à 1 %.

Cependant la CGT, avec l’aide de ses avocats, a calculé un écart de 18 % qui représente 700 euros mensuels. De plus, les hommes représenteraient 38 % des effectifs, mais bénéficieraient de 56 % des promotions. La mobilité des femmes au sein de l’entreprise serait également entravée : elles resteraient en moyenne trois ans de plus que les hommes à un même emploi.